Cafés de spécialité Cafés Richard : Éthiopie, Colombie ou Sumatra ?
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On connaît surtout Cafés Richard pour ses assemblages de bar : Flor Fina, Crema d'Oro, Elikan. La maison torréfie aussi des cafés de spécialité en pure origine, vendus en paquet de 500 g. Nous en proposons trois : un éthiopien, un colombien et un indonésien. Ils n'ont pas grand-chose en commun en tasse, et c'est justement ce qui les rend intéressants.
Café de spécialité, ça veut dire quoi ?
Le terme a une définition précise. La SCA (Specialty Coffee Association) fait déguster les cafés verts par des goûteurs formés, qui les notent sur 100 points : arôme, acidité, corps, équilibre, longueur, absence de défauts. À partir de 80 points, un café est classé « de spécialité ». En dessous, on reste sur du café dit commercial, ce qui n'a rien de péjoratif : la plupart des bons assemblages de bar en font partie.
Les trois cafés présentés ici sont notés entre 84 et 86. Autre point commun : ce sont des pure origines, 100 % Arabica d'une seule région, sans assemblage. On goûte donc un terroir, pas une recette.
Les trois cafés en un coup d'œil
| Café | Origine | Score SCA | En tasse | Prix (500 g) |
|---|---|---|---|---|
| Moka d'Éthiopie bio | Éthiopie, Yirgacheffe, ~1 800 m | 86 | Floral et épicé : abricot, citron confit, vanille | 21,90 € |
| Colombie Supremo | Colombie, Huila, 1 600 m | 84 | Rond et gourmand : abricot, chocolat, noisette grillée | 21,90 € |
| Sumatra Orang Utan Coffee | Indonésie, Gayo, ~1 400 m | 84 | Racé : cacao, fruits jaunes, belle longueur | 23,00 € |
Moka d'Éthiopie : le plus aromatique
L'Éthiopie est le berceau du café, et Yirgacheffe l'une de ses régions les plus réputées. Ce Moka est issu de variétés locales dites heirloom, cultivées vers 1 800 m d'altitude, puis lavé : la pulpe est retirée avant séchage, ce qui donne une tasse nette, où les arômes ressortent bien.
Résultat : une tasse délicate, florale, avec des notes d'abricot, de citron confit et de vanille. C'est le mieux noté des trois (86) et le seul certifié agriculture biologique. Il s'apprécie en espresso, mais il se révèle surtout au filtre ou à la cafetière à piston, où ses notes fines ne sont pas écrasées par la pression.
Pour vous si vous aimez les cafés légers et parfumés, peu amers, ou si vous voulez découvrir ce qu'est un café de spécialité.
Colombie Supremo : le plus consensuel
Le Colombie Supremo vient de la région de Huila, cultivé à 1 600 m dans des vallées fertiles. Il bénéficie de l'IGP Café de Colombie et de la certification Rainforest Alliance. « Supremo » désigne le calibre des grains, parmi les plus gros de la récolte colombienne.
En tasse, c'est un café rond, à l'acidité douce, avec un nez fruité et des notes d'abricot, de chocolat au lait et de noisette grillée. Il plaît facilement, y compris à ceux qui n'ont jamais goûté de café de spécialité. Il se prépare aussi bien en espresso qu'au filtre.
Pour vous si vous cherchez un café d'origine gourmand, facile à apprécier, ou un premier pas hors des assemblages classiques.
Sumatra Orang Utan Coffee : le plus corsé
Ce café pousse sur les hauts plateaux de Gayo, au cœur de la forêt tropicale de Sumatra, vers 1 400 m. Il est issu d'un programme de préservation de l'habitat des orangs-outans, d'où son nom. Il est semi-lavé, une méthode courante en Indonésie qui donne en général plus de corps et moins d'acidité qu'un café lavé.
On le retrouve en tasse : des notes de cacao et de fruits jaunes, une amertume et une acidité bien équilibrées, une belle longueur. C'est le plus proche d'un espresso « classique » des trois, et celui qui est conseillé en espresso.
Pour vous si vous aimez les espressos ronds et chocolatés, avec du caractère, mais voulez un café d'origine plutôt qu'un assemblage.
Comment choisir
- Vous préparez votre café au filtre ou à la cafetière à piston : le Moka d'Éthiopie.
- Vous voulez un café qui plaît à tout le monde, en espresso comme au filtre : le Colombie Supremo.
- Vous buvez surtout des espressos et aimez le chocolat et le corps : le Sumatra.
- Vous voulez du bio : le Moka d'Éthiopie est le seul certifié des trois.
Le plus simple reste encore de les goûter côte à côte : servis dans la même journée, les écarts entre les trois origines sautent aux yeux.
Pourquoi un paquet de 500 g ?
Un café de spécialité vaut d'abord pour ses arômes, et ce sont eux qui s'en vont en premier une fois le paquet ouvert. Le format 500 g se termine plus vite qu'un kilo, et le café reste au meilleur de sa forme jusqu'à la dernière tasse.
Pour les quantités : sur la base de 7,5 g de café par espresso, un paquet de 500 g donne environ 66 tasses, soit environ 0,33 € la tasse pour le Moka d'Éthiopie et le Colombie Supremo, et environ 0,35 € pour le Sumatra.
Côté conservation : endroit sec et frais, à l'abri de la lumière, paquet refermé hermétiquement (ou bocal opaque). Évitez le réfrigérateur. Et moulez au dernier moment : le café moulu perd ses arômes en quelques minutes.
Et pour le café de tous les jours ?
Ces trois pure origines sont des cafés de dégustation. Pour une machine à grains qui tourne toute la journée, les assemblages Richard en 1 kg restent plus adaptés : notre guide Café Richard en grains : quelle cuvée choisir ? vous aide à faire le tri. Toute la gamme est sur la page café Richard en grains.
Une question sur l'un de ces cafés ? Appelez-nous au 01 55 96 23 93, on vous conseille volontiers.